La situation extralinguistique



La situation qui est refl?t?e dans le message peut ?tre nomm?e situation r?f?rentielle et la totalit? de toutes les situations r?f?rentielles repr?sent?es dans un texte plus ou moins d?velopp? constitue l’espace r?f?rentielle.

La situation r?f?rentielle (et par cons?quent, l’espace r?f?rentielle) peut repr?senter non seulement un morceau de la r?alit? objective, bien concret, localis? dans l’espace et le temps ; la situation r?f?rentielle peut ?tre abstraite, id?ale, g?n?ralisant toute une classe plus ou moins large de situations concr?tes, par exemple : On fait souvent du bien pour pouvoir impun?ment faire du mal (La Rochefoucauld). Elle peut se r?duire ? un objet unique ou ? une classe d’objets, repr?sentant quelque propri?t? ou ?l?ment de quelque quantit?. Par exemple : Le ciel est,  par dessus le toit, si bleu, si calme ! (Verlaine).

La situation r?f?rentielle peut ?tre ?galement voulue, hypoth?tique. Des situations pareilles sont exprim?es par des propositions imp?ratives et interrogatives. Enfin, une situation r?f?rentielle aussi bien concr?te qu’abstraite peut ?tre fictive, invent?e compl?tement ou partiellement, par exemple, dans des ?uvres o? il s’agit des diables, des marsiens etc.

La phrase Quel beau temps dans une situation concr?te de la communication peut ?tre interpr?t?e comme ‘nous n’avons pas grand-chose ? nous dire‘. Et ce sens-l?  ne d?pend pas du temps qu’il fait (il peut faire beau ou mauvais), mais l’important est de savoir : qui parle, avec qui, dans quelles circonstances et ce que les participants de la communication veulent l’un de l’autre. Maintenant il est n?cessaire  de relever encore un aspect de la notion « situation extralinguistique », c’est ? dire situation toute ? fait autre que la situation r?f?rentielle – la situation communicative.Les param?tres les plus importants de la situation communicative sont les participants de la communication : l’adressant (sujet du discours) et le destinataire (celui ? qui le discours est adress?). Or, tout discours, oral ou ?crit est toujours adress? ? quelque destinataire. Celui-ci peut ?tre s?par? de l’adressant dans l’espace ou dans le temps, peut ?tre imaginaire, ou non existant, mais psychologiquement il est toujours pr?sent dans la conscience de l’adressant.

Les partenaires de la communication peuvent occuper ? tour de r?le la position de l’adressant et du destinataire, dans ce cas nous avons un dialogue ou polylogue (si le nombre des participants est plus de deux). Si les positions de l’adressant et du destinataire sont fix?es pour tout le temps de la communication, nous avons un monologue. Le plus souvent si nous avons un monologue, le destinataire est collectif (les lecteurs ou les auditeurs).

Les participants de la communication se pr?sentent comme porteurs de statuts – sociaux, d’?ge, de sexe, de profession etc., ils jouent des r?les sociaux, psychologiques (le ma?tre et l’?l?ve, le p?re et le fils, le m?decin et le malade, les coll?gues, les amants). Ils sont en m?me temps porteurs de plusieurs qualit?s personnelles et sujets de quelque activit? (professionnelle ou sociale), c’est ? dire, ce sont les  gens qui ont certains buts ? r?soudre par leur paroles.

En interpr?tant le texte, il faut tenir compte du th?saurus de chacun des communicants, mais surtout de celui du destinataire. Le th?saurus, c’est l’ensemble ou le syst?me des connaissances du monde et en particulier de l’espace r?f?rentielle que rec?le la m?moire des participants de la communication.

L’ensemble de tous les aspects de la personnalit? des communicants qui se refl?te dans la conscience du partenaire peut ?tre nomm? image du communicant. L’image c’est le mod?le subjectif de la personnalit? du partenaire, individuel ou collectif, r?el ou imaginaire. L’adressant se fait l’image du destinataire et essaie d’anticiper sa r?action au message envoy?, et r?ciproquement le destinataire se fait l’image de l’adressant. En outre, chacun se repr?sente son propre image, l’aspect qu’il doit avoir dans les yeux du partenaire.

La communication se r?alise souvent en pr?sence de l’observateur impartial. Celui-ci est facultatif, le discours n’est pas adress? ? lui, mais qui, ? force des circonstances, le per?oit, l’interpr?te (?videmment de son point de vue). L’observateur peut ?tre pr?sent dans la situation communicative et causer une certaine influence (volontairement ou involontairement), mais il peut ?tre cach?, s?par? dans le temps ou dans l’espace, par exemple, un  chercheur qui lit de vieilles lettres se trouvant dans les archives. Du point de vue formel, l’observateur cach? est le public regardant le spectacle au th??tre, les spectateurs regardant la t?l? ou un film dans la salle du cin?ma, bien que, au bout du compte ils soient de vrais destinataires.

Une situation communicative  ne peut pas se passer d’un canal de lien, acoustique (si la communication est orale) ou visuel (? la communication ?crite). Ce canal est caract?ris? par la pr?sence ou l’absence de contact imm?diat entre les partenaires, par l’utilisation de quelques moyns sp?ciaux du transfert de message  et par toute l’organisation du processus en question.

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